La sécurité des services aériens internationaux est garantie malgré l’épidémie d’Ébola
L’OACI souligne l’importance cruciale de respecter les protocoles sanitaires et les directives de l’OMS
Note – La présente version constitue une mise à jour des directives de l’OMS figurant dans l’appendice.
MONTRÉAL, le 25 mai 2026 – Bien que la sécurité des services aériens internationaux soit garantie, l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) prie instamment les gouvernements et les parties prenantes de l’aviation de respecter strictement les recommandations de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) afin de limiter les risques liés à l’épidémie actuelle d’Ébola.
De nouveaux protocoles, établis par l’OACI depuis la pandémie de COVID-19, permettent un échange rapide et normalisé de renseignements entre les États, les entreprises de transport aérien, les aéroports et les organismes sanitaires. Un nouveau chapitre, qui présente des dispositions relatives à la santé figure dans l’Annexe 9 – Facilitation à la Convention relative à l’aviation civile internationale, et des éléments indicatifs y afférents figurent dans le Manuel de la facilitation de l’OACI (Doc 9957). Afin de surveiller et de gérer les risques sanitaires de manière plus efficace, l’OACI a intégré à ses recommandations des innovations numériques, telles que les déclarations de santé électroniques et les processus frontaliers sans contact.
Au moyen de l’Accord de collaboration pour la prévention et la gestion des événements de santé publique dans le secteur de l’aviation civile (CAPSCA), l’OACI coordonne ses activités avec l’OMS et ses États membres pour proposer des mesures d’atténuation fondées sur le risque et sur des preuves tangibles. Cette approche vise à prévenir la transmission de la maladie par voie aérienne tout en protégeant la santé du personnel de l’aviation et des passagers, en rassurant les voyageurs et en maintenant une connectivité aérienne essentielle. L’OACI continuera de surveiller de près la situation et de publier des mises à jour, si nécessaire, à l’intention des États membres et des parties prenantes du secteur de l’aviation, conformément aux orientations de l’OMS et à mesure de l’évolution de la situation. Des mises à jour seront publiées sur le site web du CAPSCA et envoyées à ses membres en fonction des changements constatés.
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Directives actuelles de l’OMS sur Ébola (Mise à jour du 25 mai 2026 à 15h00 UTC -4)
L’épidémie actuelle d’Ébola en République démocratique du Congo (RDC) et en Ouganda a été causée par le virus de Bundibugyo, qui ne se transmet ni par contact occasionnel ni par voie aérienne. La transmission se fait par contact direct avec le sang ou d’autres fluides corporels d’une personne infectée.
Le 17 mai 2026, le Directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé que la flambée constituait une urgence de santé publique de portée internationale (USPPI). Des cas confirmés en laboratoire de la maladie du virus de Bundibugyo (BVD) ont été signalés dans la province d’Ituri (RDC). L’Ouganda a également signalé un nombre limité de cas confirmés, qui seraient liés à des voyages transfrontaliers au départ de la RDC. Avec le soutien de l’OMS et de partenaires internationaux, les autorités sanitaires nationales de la RDC et de l’Ouganda ont mis en œuvre des mesures de lutte contre les poussées épidémiques, notamment la détection et l’isolement rapides des cas, le renforcement de la surveillance, la prévention et la maîtrise des infections, la recherche des contacts, la mobilisation de la population et le dépistage aux points d’entrée, comme les aéroports et les postes-frontières.
Le Comité d’urgence de l’OMS a tenu sa première réunion le 19 mai 2026. Il a décidé de déclarer l’épidémie actuelle comme une USPPI, et non comme une pandémie, conformément aux stipulations actuelles du RSI. Il a en outre publié des recommandations temporaires à l’intention des États et des parties concernées pour les aider à faire face à la situation. L’OMS évalue actuellement le risque de transmission à différents niveaux, en prodiguant des conseils spécifiques aux pays directement concernés, aux pays ayant des frontières limitrophes et à d’autres pays. Le risque de transmission au niveau mondial est considéré comme faible.
Selon les conseils actuels de l’OMS concernant les voyages internationaux, les pays ne devraient pas fermer leurs frontières ni imposer de restrictions aux voyages et au commerce, et les autorités nationales devraient collaborer avec les entreprises de transport aérien et d’autres secteurs du transport et du tourisme pour s’assurer qu’ils respectent les conseils de l’OMS en matière de trafic international.
À l’exception de la région concernée, le dépistage d’entrée n’est pas considéré comme nécessaire pour les passagers revenant de zones à risque. Dans les pays touchés par l’épidémie, un dépistage à la sortie peut être effectué pour les personnes se présentant à un aéroport international avec une maladie inexpliquée accompagnée de signes de fièvre et autres symptômes compatibles avec une infection potentielle au virus de BVD. Les autorités sanitaires devraient veiller à ce que les cas confirmés et les contacts de BVD soient isolés et que ces personnes n’effectuent pas de voyages internationaux sauf dans le cadre d’une évacuation médicale appropriée.
Note – Le dépistage est défini comme « l'identification présomptive d'une maladie ou d'une déficience non reconnue, par l'application de tests, d'examens ou d'autres procédures qu'il est possible de mettre en œuvre rapidement ».
À propos de l’OACI
L’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) dirige la coopération entre ses 193 États membres en vue de la réalisation d’un transport aérien pour toutes et tous d’ici 2050, avec le double objectif de zéro décès et de zéro émission nette de carbone. Agence spécialisée des Nations Unies, l’OACI élabore et soutient la mise en œuvre des normes et des politiques destinées à l’aviation civile.
À propos du CAPSCA
Fondé en 2006, le CAPSCA est un programme de collaboration bénévole intersectorielle et multi-organisations géré par l’OACI et appuyé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Il rassemble des organisations internationales, régionales, nationales et locales qui combinent leurs efforts pour améliorer les plans de préparation et les interventions en réponse à des événements de santé publique touchant le secteur de l’aviation.
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