Une approche commune s’impose pour surmonter les contraintes de capacité en Asie-Pacifique

En haut : Ouverture de la 56e Conférence des Directeurs généraux de l’aviation civile, Région Asie-Pacifique (DGCA-APAC/56) à Katmandou, par le Premier Ministre du Népal, M. K.P. Sharma Oli, le Ministre népalais chargé de la culture, du tourisme et de l’aviation civile, M. Yogesh Kumar Bhattarai, le Président du Conseil de l’OACI, M. Olumuyiwa Benard Aliu, et le Directeur du bureau régional Asie-Pacifique de l’OACI, M. Arun Mishra.
Au centre : Le Président du Conseil de l’OACI, M. Olumuyiwa Benard Aliu, à l’occasion d’une réunion bilatérale avec le Ministre des affaires étrangères du Népal, M. Pradeep Kumar Gyawali, le 19 août 2019 à Katmandou.
En bas : Dans le cadre des célébrations du 75e anniversaire de l’OACI, M. Pasang Tendi Sherpa arbore le drapeau de l’événement au sommet du Mont Everest.

 

Montréal et Katmandou, le 22 août 2019 – À l’occasion de la 56e Conférence des Directeurs généraux de l’aviation civile, Région Asie-Pacifique (DGCA-APAC/56), tenue à Katmandou, tout a été mis en place pour que la région surmonte ses contraintes de capacité aéronautique. Le Président du Conseil de l’OACI, M. Olumuyiwa Benard Aliu, a souligné l’importance capitale de la coopération aux fins de la conformité aux normes de l’OACI, seule solution viable aux difficultés que rencontrent les États de la région.


« La coopération et la collaboration se sont révélées extrêmement efficaces pour aider tous les États membres du système mondial de l’aviation actuel à être à la hauteur de leurs obligations au regard de l’OACI », a souligné M. Aliu dans son discours d’ouverture. « Ces priorités importantes doivent être prises en compte aujourd’hui face au lien clé qui existe entre les mesures concertées prises par les gouvernements pour investir dans les normes de l’OACI et améliorer leurs niveaux de conformité à celles-ci, et l’accroissement de la connectivité aérienne internationale en découlant, essentielle à la prospérité de tous les États, en particulier celle des pays en développement sans littoral ou des petits États insulaires en développement. »


Ont assisté au discours de M. Aliu, le Premier Ministre du Népal, M. K.P. Sharma Oli, ainsi que le Ministre et le Ministre d’État chargés de la culture, du tourisme et de l’aviation civile, M. Yogesh Kumar Bhattarai et M. Dhan Bahadur Budha, respectivement. Les engagements du Népal en vue de la coopération avec l’OACI occupaient une place centrale à la DGCA-APAC/56 et les célébrations organisées en l’honneur du 75e anniversaire de l’Organisation ont insufflé un élan particulièrement énergique aux délibérations. Le drapeau d’anniversaire a été hissé au sommet du Mont Everest par M. Pasang Tendi Sherpa, et il a ensuite été question des célébrations lors d’une réunion bilatérale entre le Président du Conseil de l’OACI et le Ministre des affaires étrangères du Népal, M. Pradeep Kumar Gyawali.


La conformité aux normes de l’OACI, en particulier dans le domaine de la supervision de la sécurité et de la sûreté, est indispensable à une harmonisation mondiale et régionale. Les progrès dans ce domaine sont particulièrement dignes d’intérêt dans la région Asie-Pacifique, étant donné les différences marquées qui existent entre les États en ce qui a trait aux moyens et au développement économiques, ainsi qu’aux réalités actuelles de l’infrastructure aéronautique et de la supervision réglementaire, par exemple l’inexistence d’un organe régional de supervision de la sécurité. Reconnaissant les défis connexes, l’OACI met actuellement en œuvre l’initiative Aucun pays laissé de côté dans la région et elle a renforcé son bureau régional. Ces deux entreprises ont déjà fait leurs preuves dans l’aide aux États membres en vue de satisfaire à leurs obligations de conformité.


M. Aliu a en outre souligné l’importance de la coopération avec les partenaires du secteur privé. « L’industrie apporte des contributions précieuses à nos travaux de recherche de solutions pratiques aux nouvelles difficultés que rencontre l’aviation internationale, ainsi que des projections et des données très utiles sur les futurs besoins prévus dans le secteur en ce qui a trait à la prochaine génération de professionnels de l'aviation », a-t-il affirmé.


Les défis en matière de ressources humaines sont en effet une question clé pour nombre d’États soumis à des contraintes de capacités. Il leur incombe de non seulement préparer et former, mais aussi d’employer et de retenir le personnel de plus en plus qualifié que nécessite le secteur de l’aviation civile. À cet égard, l’OACI s’efforce d’aider les États à définir leurs besoins spécifiques. Par exemple, 14 États insulaires en développement dans le Pacifique participent à l’étude sur l’analyse des besoins aéronautiques que l’OACI réalise actuellement.


En conclusion, M. Aliu a insisté sur le fait que les questions susmentionnées et d’autres questions relatives à la conformité aux normes pouvaient être réglées grâce à un effort harmonisé et concerté d’amélioration et de mise en œuvre de solutions technologiques novatrices. Il a ainsi cité l’exemple pertinent et important de l’emploi des technologies des chaînes de blocs « pour suivre et gérer l’extraordinaire volume de documents et de données créé collectivement ».


L’évolution technologique posera néanmoins des défis dans le sens où les solutions, convergentes et mondiales, dans le secteur aéronautique devraient à la fois préserver l’harmonisation au cœur du système de l’aviation contemporaine et s’appliquer dans la pratique aux difficultés et faits nouveaux différents survenus au niveau local.


« Nous devons créer une architecture sectorielle globale qui constituera une base sûre à l’interopérabilité numérique du transport aérien durable », a affirmé M. Aliu. « L’innovation ne devrait pas être une priorité limitée au monde développé. Les pays en développement aussi ont tout à gagner des transitions en cours, en particulier grâce aux innovations récentes et plus rentables qui leur permettent de surpasser les systèmes de transport aérien existants ».


Concluant sur ce sujet, M. Aliu a mis en garde contre « les interventions réglementaires excessives » et il a promis que « l’OACI en ferait plus afin d’offrir une plateforme permettant l’échange pratique et utile d’idées et de meilleures pratiques, autant pour les organismes de réglementation que pour les innovateurs ».


« Nos plus grands progrès ont toujours été accomplis en relevant nos défis ensemble, à la manière d’un secteur unique et uni, et c’est le moment rêvé pour que l’OACI rassemble ses États et ses partenaires de l’industrie autour de ces faits récents très prometteurs », a déclaré M. Aliu.


La conférence DGCA-APAC/56 s’achèvera à Katmandou le 23 août 2019. 

 

Ressources pour les rédacteurs


À propos de l’OACI
Institution spécialisée des Nations Unies, l’OACI a été créée en 1944 pour promouvoir le développement sûr et ordonné de l’aviation civile internationale dans le monde. Elle établit les normes et les règles nécessaires à la sécurité, à la sûreté, à l’efficacité et à la capacité de l’aviation ainsi qu’à la protection de l’environnement en aviation, parmi ses nombreuses autres priorités. Elle est en outre l’instrument de la coopération entre ses 193 États membres dans tous les domaines de l’aviation civile. 


Bureau régional Asie-Pacifique de l’OACI 

Initiative « Aucun pays laissé de côté » de l’OACI 


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