Selon le Président du Conseil de l’OACI, les investissements dans l’aviation doivent cibler des infrastructures stratégiques, le renforcement des capacités institutionnelles et la prochaine génération de professionnels de l’aviation

Dans le discours liminaire qu’il a prononcé hier à Dubaï lors du Sommet mondial de l’investissement dans l’aviation, le Président du Conseil de l’OACI, M. Olumuyiwa Benard Aliu, a rappelé aux nombreux dignitaires et participants présents que « l’aviation est indispensable aux États dans leurs efforts pour accéder aux marchés régionaux et mondiaux, et les liaisons qu’elle établit offrent à leur tour plus d’avantages et de choix aux consommateurs, créent des emplois et stimulent considérablement le tourisme et le commerce ».

 

Montréal et Dubaï, 29 janvier 2019 – Dans le discours liminaire qu’il a prononcé hier à Dubaï lors du Sommet mondial de l’investissement dans l’aviation, le Président du Conseil de l’OACI, M. Olumuyiwa Benard Aliu, a rappelé aux nombreux dignitaires et participants présents que « l’aviation est indispensable aux États dans leurs efforts pour accéder aux marchés régionaux et mondiaux, et les liaisons qu’elle établit offrent à leur tour plus d’avantages et de choix aux consommateurs, créent des emplois et stimulent considérablement le tourisme et le commerce ».

 

L’année dernière, environ 4,3 milliards de passagers et 58 millions de tonnes de fret ont été transportés sur 38 millions de vols par des exploitants commerciaux internationaux. M. Aliu a souligné que « compte tenu de cet énorme volume d’activités, et des avantages importants que présente le transport aérien en termes d’accès et de connectivité, on comprend aisément pourquoi notre secteur procure aujourd’hui de nombreux emplois et des carrières durables à plus de 65 millions d’hommes et de femmes dans le monde, tout en contribuant au PIB mondial avec plus de 2 700 milliards de dollars ».

 

M. Aliu a par ailleurs indiqué que le trafic aérien de passagers et le trafic aérien de fret devraient plus que doubler dans le monde d’ici 2035, et que « les pays qui réalisent maintenant les investissements nécessaires dans les infrastructures nationales et régionales, la formation et les technologies, seront aussi ceux qui profiteront le plus de l’accélération rapide de la connectivité mondiale de l’aviation dans les prochaines décennies ».

 

Le Président du Conseil de l’OACI a souligné la nécessité d’élaborer et de mettre en œuvre des programmes et des plans nationaux et régionaux d’infrastructure aéronautique en étroite coopération avec la communauté des partenaires investisseurs, tout en notant que les plans des États doivent également comporter des cibles stratégiques en matière d’infrastructures et des objectifs de performance, inspirés des plans mondiaux de l’OACI et conformes à ces plans.

 

« Ces programmes et plans facilitent le respect des normes et pratiques recommandées de l’OACI, qui sous-tendent le développement du réseau international de l’aviation civile dans des conditions de sécurité, de sûreté et de durabilité », a-t-il indiqué.

 

Quant aux solutions proposées, il a souligné que les États doivent fixer des objectifs stratégiques en matière d’infrastructures en analysant les écarts aux niveaux national et régional entre la demande prévue et la capacité actuelle. M. Aliu a en outre noté que des analyses de rentabilité devraient être réalisées pour définir précisément toutes les exigences, réduire le risque pour les investisseurs, et évaluer les rendements attendus, et que cela nécessitait à son tour l’établissement de cadres institutionnels, juridiques et réglementaires, ainsi que de cadres de suivi et d’évaluation. 

 

Enfin, M. Aliu a vivement recommandé à toutes les parties prenantes concernées de se concentrer avant tout sur les investissements destinés à la formation de la prochaine génération de professionnels de l’aviation.

 

Le développement des infrastructures s’accompagne impérativement d’investissements adaptés et du renforcement des capacités humaines. Ces aspects sont totalement interdépendants. Il est inutile de mettre les technologies et les installations au niveau des dernières spécifications de performance si on ne dispose pas du personnel nécessaire pour les faire fonctionner de manière professionnelle ou en assurer une supervision appropriée », a fait observer M. Aliu.

 

« En outre, les États devraient prendre des mesures concrètes pour instaurer un climat d’investissement transparent, stable et prévisible afin de soutenir le développement de l’aviation, par exemple, en mobilisant de multiples parties prenantes, en diversifiant les sources de financement, et en examinant attentivement toutes les options d’investissement privé, la réforme des entreprises, les initiatives de financement privées, les partenariats publics-privés (PPP) et les programmes d’incitation selon qu’il convient ».

 

Les propos du Président du Conseil traduisent les préoccupations de l’OACI en ce qui concerne le volume insuffisant de ressources et d’aides publiques internationales actuellement affectées à des projets d’infrastructures aéronautiques ou disponibles pour ce type de projets, malgré le caractère transversal du transport aérien et de ses multiples liens avec d’autres secteurs de l’économie.

 

« Il est essentiel qu’en tant que secteur industriel, nous fassions campagne ensemble pour que des projets majeurs d’infrastructure aéronautique soient inscrits parmi les priorités des ressources et d’aides publiques internationales pour le développement », a recommandé M. Aliu. « L’OACI renforce la concertation pour parvenir au consensus entre tous les protagonistes, évaluer et répondre aux impératifs économiques connexes, et solliciter des augmentations de toutes les formes de ressources et d’aides publiques internationales pour le développement, notamment l’aide publique au développement (APD) et la coopération Sud-Sud ».

 

L’OACI joue un rôle clé dans la promotion des partenariats efficaces entre donateurs, investisseurs et États, et la facilitation de la mobilisation des ressources. En outre, dans le cadre de l’initiative Aucun pays laissé de côté (NCLB), l’institution spécialisée des Nations Unies dans le domaine de l’aviation détermine et met en place des activités d’assistance auprès des États qui en ont besoin.

 

« Nous devrions tous insister sur le fait que les investissements ne sont pas des charges » a indiqué M. Aliu dans sa conclusion. « Réaliser un investissement dans l’aviation, c’est s’engager non seulement pour une gestion des opérations de transport aérien dans des conditions de sécurité, de sûreté et d’efficacité, mais aussi pour la croissance économique et la rentabilité aux niveaux national et régional, et, enfin, pour la connectivité internationale, si essentielle à la promotion de la paix et de la compréhension entre les nations et les peuples ».    

 

Profitant de sa présence à Dubaï pour le Sommet, M. Aliu a échangé avec le Sultan bin Saeed Al Mansoori, Ministre de l’économie des Émirats arabes unis, et Cheikh Salman Al Sabah, Président-Directeur de l’Autorité de l’aviation civile (AAC) du Koweït, sur le développement de l’aviation civile locale et des questions de coopération avec l’OACI.

 

Le Président du Conseil de l’OACI a aussi profité de l’occasion pour visiter le Centre spatial Mohammed bin Rashid à Dubaï, et a suivi un exposé conjoint de l’Agence du transport routier de Dubaï (RTA) et de l’AAC des Émirats arabes unis sur le projet de taxi aérien autonome de la ville. Il a été reçu à cette occasion par M. Mattar Al Tayer, Directeur général et Président du Conseil des Administrateurs de la RTA.

 

M. Aliu était accompagné lors de ses visites et des exposés du Commandant Aysha Mohammed Al Hamili, Représentante des Émirats arabes unis au Conseil de l’OACI, et de M. Mohamed Khalifa Rahma, Directeur du Bureau régional de l’OACI pour le Moyen-Orient.

 

 

 

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À propos de l’OACI


Institution spécialisée des Nations Unies, l’OACI a été créée en 1944 pour promouvoir le développement sûr et ordonné de l’aviation civile internationale dans le monde. Elle établit les normes et les règles nécessaires à la sécurité, à la sûreté, à l’efficacité et à la capacité de l’aviation ainsi qu’à la protection de l’environnement en aviation, parmi ses nombreuses autres priorités. Elle est en outre l’instrument de la coopération entre ses 192 États membres dans tous les domaines de l’aviation civile.  

 

OACI et le développement de l’aviation
Initiative Aucun pays laissé de côté de l’OACI

  

 

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