Changement climatique : Climatiquement neutre

Le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, a à maintes reprises souligné qu’il est nécessaire que l’ONU joigne le geste à la parole, en particulier sur des questions clés telles que le changement climatique. Suite à cet appel du Secrétaire général, en octobre 2007, le Conseil des chefs de secrétariat de l’ONU a adopté la Stratégie pour une Organisation des Nations Unies climatiquement neutre. Cette stratégie engage l’ensemble des institutions, programmes et fonds des Nations Unies à atteindre les trois objectifs suivants :
 
    • estimer les émissions annuelles de gaz à effet de serre conformément aux normes acceptées sur le plan international ;
    • prendre des mesures pour réduire les émissions de gaz à effet de serre ;
    • analyser les coûts et les modalités budgétaires des échanges compensés de carbone permettant de parvenir, à terme, à la neutralité climatique.

 

La mise en œuvre de l’initiative de neutralité climatique des Nations Unies relève de la responsabilité de chaque organisation de l’ONU, mais le Groupe de la gestion de l’environnement, présidé par le PNUE, a été chargé de superviser et coordonner cet effort collectif et d’en rendre compte. Le Groupe de la gestion de l’environnement a présenté les premiers résultats lors d’un événement tenu en marge de la COP15 et les a publiés dans le rapport intitulé « Vers une Organisation des Nations Unies climatiquement neutre ».

 

En 2009, le système de l’ONU a pour la première fois quantifié ses émissions de gaz à effet de serre. L’inventaire ainsi obtenu a été produit en utilisant le calculateur de gaz à effet de serre du PNUE, pour ce qui est des émissions provenant des installations, activités et déplacements non aériens, et le calculateur d’émissions de carbone de l’OACI, pour ce qui est des émissions provenant de l’aviation.

 

 
 
 

Figure 1: Indicateurs de performance de l’OACI pour les émissions totales et les principaux gaz à effet de serre

 

Les résultats de l’inventaire indiquent que l’empreinte climatique de l’OACI pour l’année de référence 2008 a été d’environ 5 500 tonnes métriques d’équivalent CO2. Les deux sources qui ont contribué le plus à ce total sont les voyages aériens (41 %) et l’électricité achetée (38 %).

 

Ces résultats ont été pris en compte dans l’inventaire des GES des organisations du système de l’ONU concernant le fonctionnement des installations, les voyages et les opérations de maintien de la paix : en 2008, les émissions de gaz à effet de serre de l’ONU étaient estimées à un peu plus de 1,7 million de tonnes d’équivalent CO2. Si on exclue les opérations de maintien de la paix, les émissions totalisent environ 770 000 tonnes d’équivalent CO2. Étant donné que les voyages aériens représentent presque la moitié des émissions totales de l’ONU, l’amélioration du calculateur d’émissions de carbone de l’OACI et le maintien de la coopération avec la famille d’organisations onusiennes sont d’importance capitale pour le succès de l’initiative de neutralité climatique de l’ONU.

 

Sur le plan des réductions des émissions, des progrès considérables ont été réalisés ces dernières années dans le « virage vert » de l’OACI. Un élément marquant a été la certification or LEED-EB (Leadership in Energy and Environmental Design – Existing Buildings) de l’immeuble du siège de l’OACI, à Montréal, la première décernée au Canada. Pour rendre l’immeuble conforme aux normes LEED, d’importants travaux ont été nécessaires, dont certains représentaient des défis majeurs, car plusieurs modifications ont dû être apportées à l’éclairage, à la plomberie et à la ventilation ainsi qu’à l’utilisation de l’eau et aux activités de recyclage et d’entretien.

 

L’obtention de cette certification par l’entreprise qui possède et loue l’immeuble du siège de l’OACI met en relief la volonté de l’Organisation de tenir compte de l’environnement dans son fonctionnement quotidien et la gestion de ses installations.
 

Même avant le lancement de l’initiative, le Secrétariat de l’OACI avait mis en place une série de mesures plus respectueuses de l’environnement (réunions sans papier, recours accru à l’audiovisuel, utilisation de services de cyberconférence, etc.) et pris de nombreuses autres initiatives afin de réduire la consommation d’énergie. Le défi pour les prochaines années consiste à transformer les initiatives environnementales isolées en politiques et règlements du personnel concertés. Dans le cadre de cet effort, les organisations de l’ONU sont convenues d’élaborer leur premier Plan de réduction des émissions, afin de réaliser d’autres réductions des émissions, réductions qui seront contrôlées en fonction des données d’inventaire déjà collectées.
 

 

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