La conformité aux normes de l’OACI est cruciale pour la connectivité aérienne en Afrique

 

Montréal et Kigali, le 27 février 2019 – Lors du Sommet de l’aviation civile Aviation Africa 2019, qui se tient à Kigali aujourd’hui, l’OACI a déclaré que l’émergence de l’Afrique comme l’un des marchés de transport aérien à la croissance la plus rapide dans le monde repose sur le renforcement de la coopération régionale et la hausse des investissements en vue de la mise en œuvre des plans stratégiques, des normes et des autres éléments indicatifs de l’OACI.

 

Au nom de M. Olumuyiwa Benard Aliu, Président du Conseil de l’OACI, M. Barry Kashambo, Directeur du Bureau régional Afrique orientale et australe, a, dans son allocution liminaire, fait des observations encourageantes devant une assistance composée de ministres et de directeurs généraux de l’aviation.

 

La connectivité aérienne étant un catalyseur essentiel du développement local et mondial, la réalisation des prévisions de croissance du trafic contribuera nettement au développement durable de l’aviation en Afrique, notamment pour ce qui est de l’atteinte des objectifs respectifs de l’Union africaine et des Nations Unies. C’est pourquoi l’OACI a vivement encouragé la coopération bilatérale et multilatérale à l’appui du développement de l’aviation ces dernières années.

 

« Dans le cadre de notre initiative Aucun pays laissé de côté, par exemple, et en étroite coopération avec les autorités nationales compétentes, la Commission de l’Union africaine (AUC), la Commission africaine de l’aviation civile (CAFAC), l’IATA et d’autres parties prenantes clés de l’industrie, l’OACI offre une assistance et des programmes spécifiques pays par pays pour promouvoir la conformité aux normes et pratiques recommandées (SARP) de l’OACI », a expliqué M. Kashambo.

 

« Outre nos plans mondiaux et nos travaux d’assistance, l’OACI assure la mise en œuvre d’initiatives régionales et nationales de renforcement des capacités directement avec les gouvernements africains afin de relever tant les défis déjà connus que les défis émergents en matière de sécurité, de sûreté et d’efficacité des opérations du transport aérien ».

 

La sécurité, la sûreté et la durabilité de la connectivité aérienne internationale reposent sur la conformité aux normes de l’OACI. Elle est donc indispensable à l’accès au réseau mondial de l’aviation civile. Les audits de l’OACI fournissent des renseignements stratégiques sur les niveaux de conformité de chacun de ses 192 États membres qui ont ainsi la possibilité de classer les domaines à améliorer par ordre de priorité. Qui plus est, les audits et les orientations de l’OACI donnent aux États la capacité de définir les ressources nécessaires à la modernisation des infrastructures aéroportuaires et de navigation aérienne, à la mise en œuvre de nouvelles technologies de gestion du trafic aérien, au développement des ressources humaines et à la réalisation de projets intermodaux.

 

« Bien que de nombreux États africains soient désormais dotés de capacités efficaces de supervision de la sécurité et de la sûreté sur leurs territoires, et qu’aucun accident mortel n’ait été enregistré en 2016 ou en 2017 en Afrique, les audits OACI de la supervision assurée par les gouvernements dans ces domaines continuent de révéler que plusieurs États rencontrent des difficultés lorsqu’il s’agit d’assurer leur conformité aux normes de l’OACI », a souligné M. Kashambo. « Pour remédier à ces carences de manière collective et durable, l’engagement de la classe politique et des gouvernements conjugué à une approche commune et ciblée faisant intervenir toutes les parties prenantes est un préalable essentiel ».


Outre la coopération par l’intermédiaire d’organes multilatéraux, l’OACI a également encouragé les délégués à prendre note de l’importance des mécanismes de coopération régionale qui permettent à des groupes d’États de mettre en commun et de partager leurs ressources afin de se préparer à la croissance.

 

Se projetant dans l’avenir, M. Kashambo a souligné que le développement des ressources humaines est un domaine particulièrement préoccupant, notant que les audits OACI ont révélé qu’une pénurie de personnel dûment formé et qualifié constitue l’un des plus grands défis auxquels les autorités de l’aviation civile africaines font face. En conséquence, il a plaidé pour la hausse des investissements dans les organismes de formation aéronautique et dans l’Association des organismes africains de formation aéronautique (AATO).

 

Le Sommet s’achève demain.  

 

 

Ressources pour les rédacteurs


À propos de l’OACI


Institution spécialisée des Nations Unies, l’OACI a été créée en 1944 pour promouvoir le développement sûr et ordonné de l’aviation civile internationale dans le monde. Elle établit les normes et les règles nécessaires à la sécurité, à la sûreté, à l’efficacité et à la capacité de l’aviation ainsi qu’à la protection de l’environnement en aviation, parmi ses nombreuses autres priorités. Elle est en outre l’instrument de la coopération entre ses 192 États membres dans tous les domaines de l’aviation civile.


Initiative Aucun pays laissé de côté de l’OACI
Bureau régional Afrique orientale et australe de l’OACI
Bureau régional Afrique occidentale et centrale de l’OACI
Aviation et développement durable

 

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