Le 4e Forum aéronautique mondial de l’OACI attire l’attention des participants des Amériques et des Caraïbes sur des priorités de développement clés

Le Président du Conseil de l’OACI, M. Olumuyiwa Benard Aliu (3ᵉ depuis la gauche), et la Secrétaire générale de l’OACI, Mme Fang Liu (2ᵉ depuis la droite), posent aux côtés de M. Valter Casimiro Silveira, Ministre des transports, des ports et de l’aviation civile du Brésil (3ᵉ depuis la droite), lors de la cérémonie d’ouverture du 4ᵉ Forum aéronautique mondial annuel de l’OACI, qui s’est tenu cette année à Fortaleza (Brésil). Sont également présents sur la photo : M. Juan Carlos Salazar, Président de la Commission latino-américaine de l’aviation civile et Directeur général de l’aviation civile de la Colombie (tout à gauche), M. Jose Ricardo Botelho, Directeur général de l’Agence de l’aviation civile du Brésil (tout à droite) et Mme Denise Carrara, Vice-Secrétaire chargée du tourisme de l’État du Ceará au Brésil (2ᵉ depuis la gauche).

 

Montréal et Fortaleza, le 24 septembre 2018 – Le quatrième Forum aéronautique mondial annuel de l’OACI, qui s’est tenu à Fortaleza (Brésil) et qui s’est conclu par l’adoption de la Déclaration pour la promotion de la connectivité par le développement et la durabilité du transport aérien dans la région panaméricaine à l’horizon 2020-2035 (en anglais), a créé une véritable dynamique visant à accroître l’attention du public et du secteur privé dans le monde sur les priorités de développement du transport aérien, en particulier dans la région des Amériques.


En définissant un cadre d’engagement de collaboration en faveur de la croissance durable du transport aérien, cette déclaration vise à promouvoir l’investissement aux fins du développement de l’aviation civile sur tout le continent américain sur une période de 15 ans.


Dans l’allocution d’ouverture qu’il a prononcée lundi, M. Olumuyiwa Benard Aliu, Président du Conseil de l’OACI, a planté le décor en rappelant aux participants de haut niveau que « l’aviation relie les États aux marchés régionaux et mondiaux, augmentant, de fait, les avantages et les choix qui s’offrent aux consommateurs. Cela encourage la création d’emplois et stimule davantage le tourisme et le commerce à l’échelle locale ».


Selon les dernières prévisions de trafic à long terme de l’OACI, les volumes de trafic aérien (passagers et fret) devraient plus que doubler d’ici 2035. Cela représente un incroyable potentiel économique brut, car l’ampleur des retombées économiques de l’aviation sera également multipliée par deux au cours de la même période, soutenant plus de 100 millions d’emplois et générant plus de 6000 milliards de dollars de PIB mondial.


« Ces effets substantiels montrent qu’il faudrait faire du développement de l’aviation une grande priorité afin de saisir et de réaliser pleinement les avantages socio-économiques possibles », a fait observer M. Aliu. « C’est pourquoi, cette année, le Forum s’articule autour du thème : Promouvoir l’investissement aux fins du développement de l’aviation ».


M. Aliu a en outre noté que les plans directeurs et les stratégies des États aux niveaux local et national sont essentiels à cette dynamique, et qu’il serait très avantageux de les aligner et les structurer sur la base des objectifs et des cadres établis dans le Plan pour la sécurité de l’aviation dans le monde (GASP), le Plan mondial de navigation aérienne (GANP) et le Plan pour la sûreté de l’aviation dans le monde (GASeP) de l’OACI.


« En énonçant des objectifs et des priorités définis de manière concertée, les plans mondiaux de l’OACI offrent des feuilles de route utiles qui orientent les progrès sur les plans de la modernisation des infrastructures et des systèmes, du renforcement des capacités, de l’équipement des aéronefs, d’ajustements en matière politique et réglementaire, et de bien d’autres objectifs qui nécessitent engagements nationaux et collaboration internationale ».


Dans son discours de clôture du Forum, Mme Liu, Secrétaire générale de l’OACI, a indiqué que les perspectives de l’aviation restent très prometteuses, une idée essentielle à retenir pour tous les participants présents.


Attirant l’attention sur les taux de croissance annuelle annoncés des trafics passagers et fret jusqu’en 2035, qui devraient respectivement s’établir à 4,3 % et à 3,9 %, Mme Liu a souligné que « notre principale priorité doit être de veiller à ce que la croissance du trafic aérien soit gérée en toute sécurité, de façon sûre et avec efficacité, en tenant dûment compte des engagements réels de notre secteur vis-à-vis de l’environnement, et d’une manière qui optimise pleinement tous les avantages socio-économiques connexes ».


Elle a en outre souligné que les États doivent s’employer à officialiser la structure de leurs plans de développement de l’aviation, en conformité avec les cadres économiques et financiers internationaux pertinents. Ils doivent également réaliser des analyses des écarts afin de définir des objectifs stratégiques de développement de l’aviation qui sont pleinement harmonisés avec les plans mondiaux de l’OACI, et de parvenir à un large consensus entre tous les partenaires publics et privés concernés. En outre, la Secrétaire générale a insisté sur la nécessité de consacrer une partie des activités de renforcement des capacités à l’investissement dans les « infrastructures immatérielles », en plus des technologies et de l’innovation.


« Les planificateurs nationaux ne doivent absolument pas perdre de vue le besoin d’avoir un nombre suffisant de professionnels compétents pour gérer leurs nouvelles installations et technologies. Il faudra donc gérer parallèlement la planification et le perfectionnement des ressources humaines afin d’optimiser le rendement de tous les investissements connexes ».


Dans le cadre des initiatives continues de l’OACI pour aider les petits états insulaires en développement (PEID), l’OACI et la République dominicaine ont présenté conjointement les résultats préliminaires d’une étude de cas quantifiant les avantages économiques et sociaux de la connectivité de l’aviation dans le pays, en tant que modèle pour d’autres États et régions. Cette étude se concentre sur les retombées socio-économiques positives du transport aérien pour la République dominicaine et cherche plus généralement à montrer les avantages que retirent les économies nationales lorsque les États choisissent de faire de l’aviation un secteur prioritaire dans leurs stratégies, plans et politiques de développement national.


Le Forum a également permis au Président du Conseil et à la Secrétaire générale de tenir une série de réunions de haut niveau bilatérales pour promouvoir l’importance stratégique du développement de l’aviation. Ils ont notamment rencontré le Ministre des transports et de l’aviation civile du Brésil, M. Valter Casimiro ; le Ministre de l’économie du tourisme, des transports et de la mer de Cabo Verde, M. Jose da Silva Goncalves ; le Directeur général des infrastructures aéronautiques de la Guinée équatoriale, M. Celestino Obiang Nguema Bindang ; la Ministre des infrastructures publiques du Guyana, Mme Annette Ferguson ; la Secrétaire principale adjointe du Ministère des travaux publics du Lesotho, Mme Likonelo Hlasoa ; le Vice-Ministre des transports de Malaisie, M. Dato' Kamarudin Jaffar ; le Secrétaire parlementaire principal du Ministère des transports de Singapour, M. Baey Yam Keng ; et le Ministre des communications et des transports des Tuvalu, M. Monise Laafai. Ces échanges ont principalement porté sur l’engagement indéfectible de l’OACI à promouvoir et à soutenir les initiatives de développement de ses États membres, et l’importance cruciale connexe de la coopération et de l’investissement.


Le quatrième Forum aéronautique mondial de l’OACI, qui s’est achevé le 19 septembre 2018, a réuni 300 participants provenant de 35 pays et de 7 organismes de coopération multilatérale. En 2019, le prochain Forum aura lieu à Montréal. 

 

Ressources pour les rédacteurs


À propos de l’OACI


Institution spécialisée des Nations Unies, l’OACI a été créée en 1944 pour promouvoir le développement sûr et ordonné de l’aviation civile internationale dans le monde. Elle établit les normes et les règles nécessaires à la sécurité, à la sûreté, à l’efficacité et à la capacité de l’aviation ainsi qu’à la protection de l’environnement en aviation, parmi ses nombreuses autres priorités. Elle est en outre l’instrument de la coopération entre ses 192 États membres dans tous les domaines de l’aviation civile.

 

L’aviation et les objectifs de développement durable de l’ONU
Initiative Aucun pays laissé de côté de l’OACI 

 

 

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