La Secrétaire générale de l’OACI exhorte les chefs de file de l’aviation en Afrique à saisir les occasions d’améliorer les performances en matière de sécurité et de sûreté, la croissance du transport aérien et la relance post-pandémie

 

Montréal, le 20 juillet 2021 – S’adressant à des chefs de file de l’aviation en Afrique la semaine passée, notamment dans son allocution d’ouverture de la Semaine de l’aviation AFI 2021, la Secrétaire générale de l’OACI, Mme Liu, a mis en évidence le formidable potentiel d’avenir de l’aviation sur ce continent, qui pourrait se concrétiser par la mise en œuvre d’engagements régionaux. Elle a également souligné le rôle essentiel que l’aviation devrait jouer dans les plans de relance des États en réponse à la pandémie.

 

Ces dernières années, la confiance et les performances globales sur le plan de la sécurité dans la région AFI se sont améliorées parallèlement à une diminution importante du nombre de préoccupations significatives de sécurité (SSC), qui est passé de sept en 2015 à seulement une en 2021.

 

L’assistance fournie aux États par les équipes de sécurité du bureau régional (ROST) de l’OACI dans le cadre du Plan AFI, conjuguée au soutien des partenaires à plusieurs États, a grandement contribué à ce résultat, et de nombreuses activités d’appui au Plan AFI ont même été réalisées depuis l’apparition de la pandémie. Cela étant, la moyenne de mise en œuvre effective (EI) dans la région AFI est toujours inférieure à la moyenne mondiale, et reste sous la barre des 60 %, objectif d’EI fixé par la Déclaration d’Abuja (2012), d’où l’importance de maintenir la dynamique actuelle du programme des travaux du Plan AFI.

 

De manière analogue, on note des progrès continus et une coordination efficace dans le cadre du Plan AFI SECFAL, notamment en ce qui concerne l’appui virtuel permanent aux projets spécifiques aux États, la conduite d’audits de portée limitée USAP-CMA, la promotion des ateliers de l’Année de la culture de la sûreté (YOSC) de l’OACI, la fourniture de trousses de mise en œuvre (iPack) AVSEC et FAL, et la coordination de cours et de séminaires.

 

S’appuyant sur cette dynamique, la Secrétaire générale a souligné que les taux de croissance du transport aérien en Afrique étaient parmi les plus élevés du monde avant la COVID-19, même si elle observe toutefois que « nous devons aussi reconnaître que les résultats récents auraient pu être beaucoup plus solides sans la persistance des obstacles réglementaires, les contraintes financières et la lenteur de la libéralisation du transport aérien dans la région. »

 

L’OACI aide les États africains à donner suite plus efficacement aux politiques et orientations de l’OACI en matière de réglementation économique du transport aérien international, en collaboration avec diverses organisations multilatérales régionales. La mise en œuvre de la résolution A40-9 de l’Assemblée – Exposé récapitulatif de la politique permanente de l’OACI dans le domaine du transport aérien et des résultats pertinents de la sixième Conférence de transport aérien de l’OACI constitue une priorité de premier plan.

 

« Pour que les politiques et les orientations économiques de l’OACI soient bien adaptées au contexte africain, il nous faut d’abord veiller à bien aligner la Déclaration de Lomé sur le développement du fret aérien en Afrique, la Déclaration d’Antananarivo sur le développement durable du transport aérien en Afrique, et le Marché unique du transport aérien en Afrique (MUTAA), comme le prévoit la Décision de Yamoussoukro », a déclaré Mme Liu. Elle a précisé que l’OACI surveillait en ce moment la mise en œuvre de ces deux déclarations au moyen des plans d’action nationaux pour le transport aérien (SATAP) et des activités menées conformément à la recommandation 10 de l’Équipe spéciale du Conseil de l’OACI sur la relance de l’aviation (CART).

 

Les recommandations de la CART fournissent des orientations importantes aux responsables aéronautiques de la région, car elles tiennent compte du fait que les performances du transport aérien en Afrique ont chuté de 58 % en 2020 par rapport à 2019, avec 78 millions de passagers en moins l’an dernier.

 

C’est pourquoi la Secrétaire générale a souligné combien il importait que les États appliquent les recommandations de la CART dans le cadre de leurs stratégies de relance, et qu’ils prennent en compte et respectent comme il convient les dernières avancées médicales et scientifiques. Elle a notamment insisté sur l’importance cruciale de vacciner à grande échelle la population afin de gagner la confiance du public et de stimuler les voyages, en particulier en Afrique, où les taux de vaccination sont très faibles. À ce propos, Mme Liu a encouragé les États africains à participer et à contribuer à la Conférence de haut niveau sur la COVID-19 de l’OACI qui se tiendra en octobre 2021 sous le thème « Une même vision pour la relance, la résilience et la pérennité de l’aviation après la pandémie mondiale ». Cette rencontre devrait permettre de trouver un consensus mondial sur une approche multilatérale, d’imprimer une forte impulsion politique et d’aboutir à une mobilisation accrue des États en faveur d’une reprise sûre et durable de l’aviation après la crise de la COVID-19.

 

Dans le cadre de ses activités de la Semaine AFI, la Secrétaire générale a également pris la parole à la huitième réunion des directeurs généraux de l’aviation civile de la région AFI (AFI-DGCA/8), qui s’est tenue le vendredi.

 

 

Ressources pour les rédacteurs

Bureau Afrique orientale et australe (ESAF)

Bureau Afrique occidentale et centrale (WACAF)

 

À propos de l’OACI

Institution spécialisée des Nations Unies, l’OACI a été créée par des gouvernements en 1944 pour appuyer leurs activités diplomatiques dans le domaine du transport aérien international. Depuis lors, les pays ont adopté, dans le cadre de l’Organisation, plus de 12 000 normes et pratiques qui les aident à harmoniser leur réglementation nationale sur la sécurité, la sûreté, l’efficacité et la capacité de l’aviation ainsi que la protection de l’environnement en aviation, et à établir ainsi un réseau véritablement mondial. Les tribunes de l’OACI offrent aussi la possibilité à des groupes du secteur, des organisations non gouvernementales de la société civile et d’autres acteurs du transport aérien officiellement reconnus de faire valoir leurs avis et leurs idées auprès des décideurs publics.

 

 

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